La photographe de voyage Ann Cools sur le Nikon Z 5 et le Nikkor Z 24-50mm f/4-6.3 : « Le Z 5 est un très bon appareil tout-terrain. »

Pour la photographe de voyage Ann Cools, la photographie est avant tout un moyen d’immortaliser la beauté de la nature et d’autres cultures. Après une année de restrictions, elle est prête à reprendre le fil.

Ann n’a fait son premier voyage lointain qu’après avoir décroché son diplôme, raconte-t-elle. « Je n’ai pas grandi avec les voyages. Dans ma famille, on ne voyageait pas. Mes tout premiers voyages – souvent des city-trips – m’ont ouvert les yeux. Mon premier voyage en dehors d’Europe était le Sri Lanka, et j’ai été complètement conquise. J’ai adoré me trouver à un endroit où tout, littéralement, était différent : les gens, la culture, la nature, la religion... Et j’ai voulu répéter l’expérience, encore et encore. »

Hobby

Ann a acheté son premier appareil photo durant l’avant-dernière année de ses études. « C’était un Nikon D3100, un vrai modèle d’entrée de gamme. Le menu donnait des conseils qui expliquaient ce qui se passait quand on réglait un certain diaphragme. C’était donc un très bon appareil photo pour apprendre la photographie. Mon premier voyage avec cet appareil photo, c’était les Açores. À l’époque, j’étais encore une vraie débutante, je le remarque quand je revois ces photos maintenant (elle rit). En fait, mes deux passions, les voyages et la photographie, ont grandi ensemble et se sont renforcées mutuellement. » 

À mesure qu’elle se familiarisait avec la photographie, Ann a commencé à recevoir des commandes pour des reportages d’entreprise et des photos de famille. Elle a donc décidé de s’inscrire comme photographe à titre complémentaire. « En fait, la photographie est un hobby qui n’a cessé de prendre de l’importance dans ma vie. C’est très agréable de faire de temps à autre des séances photo, mais ma grande passion, c’est vraiment de combiner la photographie avec le voyage, de vivre de petites et grandes aventures et de raconter des histoires. »

Mer et montagnes

Durant les premières années, Ann s’est surtout contentée de city-trips. Aujourd’hui, elle privilégie les destinations qui ont beaucoup à offrir en termes de nature – de préférence avec la mer et la montagne à proximité. « Je prépare bien la plupart de nos voyages, car le temps sur place est limité. Mes congés ne sont pas extensibles et je veux les exploiter au maximum. Pour les photographies proprement dites, je planifie beaucoup moins. Bien sûr, on sait à peu près ce que l’on veut voir ou vivre quand on voyage quelque part. J’essaie alors de m’organiser pour me trouver à ces endroits au plus beau moment de la journée, au lever du soleil ou pendant l’heure dorée. Mais je ne suis sûrement pas la photographe de paysage qui part avant l’aube, ou a déjà étudié à l’avance où et quand elle va placer son trépied. Je préfère prendre des photos spontanées, capter l’atmosphère du moment. »

Loin des endroits à la mode

Ann partage ses photos sur Instagram et son site Web. « Parallèlement à cela, j’écris également des blogs et des récits de voyage. La combinaison de mots et d’images permet d’encore mieux transmettre son expérience. Je veux surtout susciter de l’admiration pour l’humain, la planète et la faune. Si mes photos peuvent toucher des gens et susciter de l’intérêt pour un autre pays ou une autre culture, j’aurai atteint mon objectif. »

De nombreux photographes de voyage sont actifs sur Instagram. Ann tente cependant de rester à l’écart des lieux à la mode sur le réseau social. « Je suis surtout les photographes qui développent une approche personnelle, qui ont leur propre style, et j’essaie moi aussi de rester fidèle à moi-même. Quand je regarde mon fil sur Instagram, c’est très fidèle à la réalité, sans traitement excessif. Mes photos sont esthétiques, mais restent réalistes. Elles peuvent ainsi paraître moins harmonieuses que celles de photographes qui utilisent une palette de couleurs définie dans leurs retouches, mais pour moi, ce n’est pas à faire. Ce que je regrette vraiment, c’est cette "insta-perfection" qui incite certains à prendre toujours la même magnifique photo au même endroit. Cela réduit parfois les voyages ou la photographie de voyage à un défilé de mode où l’environnement devient presque secondaire. »

Le Nikon Z 5 est une réussite totale

Après le Nikon D3100, Ann a travaillé un temps avec un Nikon D7100. Pour un voyage à Tenerife ce printemps, elle est passée au Nikon Z 5, un appareil hybride doté d’un capteur FX (full-frame). Une réussite totale, commente-t-elle. « Pour commencer, le Z 5 est un authentique Nikon. Quelques boutons ont changé de place, mais on s’y habitue rapidement. La grande différence est en fait le viseur électronique. Chaque fois qu’on modifie l’éclairage ou un autre paramètre, on voit immédiatement le résultat dans le viseur. C’est vraiment très pratique. Mais je n’ai jamais eu le sentiment de regarder un écran : j’ai toujours eu l’impression de voir le monde tel qu’il est. »

La qualité du Z 5 a également impressionné Ann. « Je l’ai souvent utilisé pour des couchers de soleil, où la vaste plage dynamique constitue un énorme avantage. À Tenerife, j’ai aussi fait de l’astrophotographie pour la première fois en compagnie d’un astrophotographe expérimenté. Je ne savais pas bien ce que je pouvais en attendre, ni si le Z 5 conviendrait. J’ai travaillé en ISO 25.600 et le bruit n’a absolument pas constitué un problème – ce photographe m’a d’ailleurs recommandé un logiciel spécial pour un résultat encore meilleur. »

Le Z 5, un tout-terrain

Ann n’a pas testé explicitement la durée de vie de la batterie, mais elle ne s’est jamais heurtée à ses limites. « Lors des séances de photographie sous-marine, j’ai laissé le Z 5 allumé en permanence. L’après-midi, j’ai photographié la nature, et le soir, j’ai fait de l’astrophotographie avec une vitesse d’obturation très faible, ce qui sollicite énormément la batterie. Mais cela n’a pas posé de problème. J’emporterai cependant une deuxième batterie quand je me rendrai dans un pays plus froid. »

Le Z 5 est capable de prendre 4,5 photos par seconde. Pour Ann, c’est largement suffisant. « Pendant un safari baleine, j’aurais aimé une cadence plus rapide, mais celle-ci suffit largement pour prendre de belles photos. Le Z 5 est un très bon appareil tout-terrain. Mais ceux qui souhaitent photographier du sport ou de la vie sauvage auront évidemment besoin d’une vitesse de prise de vue plus élevée. »

Objectifs Nikkor Z : légèreté et qualité

À Tenerife, Ann a utilisé le Z 5 avec un Nikkor Z 24-50mm f/4-6.3. J’avais l’habitude des objectifs lumineux, et je n’étais pas certaine que cet objectif en kit réponde totalement à mes attentes. Qu’on ne puisse aller que jusqu’à 24 mm m’a également inquiétée, parce que je réfléchissais encore en termes DX. Mais sur un appareil photo FX, 24 mm est naturellement un grand-angle ! Et cela a beau être un “objectif en kit”, la qualité est très bonne. »

« J’ai également utilisé le Nikkor Z 35mm f/1.8 S, un très bon objectif en termes de luminosité et de résolution, avec une belle profondeur de champ. J’ai aussi beaucoup apprécié l’adaptateur FTZ qui permet de continuer à utiliser les objectifs existants. »

Ann a déjà des projets pour ses prochains voyages. « En août, je vais me mesurer aux chemins de randonnée du GR 20 en Corse. Je suis vraiment impatiente. Lors de mes dernières vacances de randonnée, j’avais un D7100 et un objectif grand-angle assez lourd ; après une journée, ils pesaient vraiment sur le dos et les épaules. Le Z 5 et le 24-50mm sont si légers et compacts, quelle différence ! Et en novembre, je me rends en Norvège pour de la photographie sous-marine – je vais nager parmi les baleines. D’ici là, je dois encore acheter un objectif grand-angle, car j’en aurai vraiment besoin. »

@anncoolsphotography
www.anncools.com