Le plus beau jour en images - Les photographes de mariage Denise Motz, Sven Soetens et Bas Uijlings à propos du Nikon Z 6II

Un photographe de mariage crée des souvenirs tangibles du plus beau jour de la vie d’un couple. Il faut être certain de soi et de son matériel car nous n’avons pas de seconde chance. Denise Motz, Sven Soetens et Bas Uijlings se confient sur leur passion de la photo de mariage et l’aide précieuse du Nikon Z 6 II dans leur activité.

Même si leur travail est différent, Denise Motz, Sven Soetens et Bas Uijlings partagent de nombreux points communs. Premièrement, tous trois se sont lancés par hasard dans la photographie de mariage. Denise Motz a fait des études de graphisme et d’arts plastiques. « J’ai découvert la photographie en tant que forme artistique durant mes études. En 2016, un couple d’amis m’a demandé d’immortaliser leur mariage. Je n’avais pas envie de combiner mon art avec une activité professionnelle. Mais ils m’ont donné carte blanche et un univers s’est alors ouvert à moi. Photographier une telle journée et chacun de ses rituels est une expérience formidable. Et je n’ai plus cessé depuis lors. »

Bas Uijlings se destinait à une carrière complètement différente. « En fait, c’est la photographie qui est venue à moi. J’étais responsable informatique dans une entreprise. J’ai toujours fait de la photo mais je pensais qu’une activité de photographe à temps plein n’était pas faite pour moi. Tout comme Denis, un couple m’a un jour demandé d’être son photographe de mariage. Je me suis décidé au bout de six mois d’insistance, et puis j’ai reçu quatre autres demandes et ainsi de suite. Un nouveau monde merveilleux teinté de positivisme, singulièrement différent de celui de l’entreprise, s’est alors ouvert à moi. J’ai sauté le pas et je ne l’ai jamais regretté. »

Sven Soetens a eu le déclic en voyant le photographe de son propre mariage à l'œuvre. « La photographie était mon hobby. Le compagnon de ma sœur avait éveillé mon enthousiasme et j’ai acheté mon premier appareil, un Nikon, une marque à laquelle je suis toujours resté fidèle. J’ai énormément appris en tant que membre du club photo de l’entreprise où je travaillais à l’époque mais je n’avais jamais pensé devenir photographe. Mais la manière dont notre photographe de mariage se donnait pleinement a changé mon point de vue. Je voulais moi aussi vivre la même passion que lui. Je me suis alors lancé, tout d’abord en tant qu’activité complémentaire. J’ai rapidement eu suffisamment de demandes pour travailler à mi-temps comme photographe. On m’a alors diagnostiqué un cancer. Ce fut pour moi l’occasion de réfléchir à ce que je voulais réellement. J’ai réalisé mon rêve à partir de ce moment ».

CHAQUE MARIAGE EST DIFFÉRENT.

Sven est photographe de mariage depuis maintenant 20 ans, mais il n’a rien perdu de la passion qui l’anime depuis le début. « Chaque mariage est un retour à la case départ. Un mariage exige une implication personnelle absolue, le résultat doit immédiatement être à la hauteur des exigences, nous n’avons pas de seconde chance. Nous ne pouvons pas gâcher le plus beau jour de la vie d’un couple, C'est un défi permanent. »

Bas partage cet avis. « La photographie de mariage est souvent perçue à tort de façon condescendante. Elle requiert davantage de compétences que la photo de studio. » « Exactement », dit Sven. « Chaque paramètre de la photo en studio est maîtrisable, il suffit d’installer le fond et les éclairages, et de régler la vitesse d’obturation et l’ouverture optimales. Reste ensuite à placer des croix sur le sol afin que chacun connaisse sa place précise. Mais chaque mariage est différent, on ne sait jamais à l’avance où l’on arrive. 

Denise avait elle aussi une idée préconçue de la photographie de mariage. « J’imaginais que les photos de mariage devaient rester relativement sérieuses et ne pas casser les codes. Mais pas du tout, un brin de folie est permis. Je cherche à raconter des histoires authentiques emplies de moments imprévus, sincères et drôles. Les mariés doivent ressentir votre implication. »

CHAQUE IMAGE DOIT ÊTRE AUTHENTIQUE

Sven opte lui aussi pour cette approche journalistique. « Je n’impose rien au couple, sauf en extérieur. Mon principe est clair : chaque image doit être authentique, je ne fais aucune mise en scène. Voilà le défi que je m’oblige à relever. »

« Un peu de mise en scène est tout de même nécessaire », ajoute Denise. « Il incombe au photographe d’immortaliser les instants les plus précieux du couple. Je leur dis néanmoins que s’ils se placent dans une certaine lumière le résultat sera du plus bel effet. Mais je ne vais jamais leur demander de recommencer parce que la photo ne donne pas bien.

« Pour moi, ça dépend un peu du couple. » poursuit Bas. « Certains ont envie de reproduire une image qu’ils ont déjà vue, je vais alors les guider. Un couple voulait absolument une photo sur la plage, mais l’endroit était noir de monde à notre arrivée. La seule solution était de photographier avec un drone, et c’était ensuite à moi de diriger les mariés. Mais en général, je suis simplement le couple et je photographie l’instant présent. Les meilleures photos sont les plus spontanées. Le photographe doit être attentif à son environnement. Sur mon site se trouve la photo d’une mariée portant une robe orange face à une grotte sombre. Tout le monde s’imagine que cette photo est une mise en scène mais j’ai simplement immortalisé ce que j’ai vu à ce moment. »

« Il s’agit en fin de compte d’être à l’écoute des attentes du client », explique Bas. « Les mariés vous choisissent car ils veulent un reportage semblable à ce qu’ils ont vu sur votre site. Vous devez être capable de leur fournir. Je crée alors les conditions propices, je leur adresse une phrase qui va provoquer une réaction l’un envers l’autre. C’est alors qu’apparaît cette émotion réelle, bien plus authentique que si je leur demandais de placer leur main à un endroit précis. "

QUEL MATÉRIEL EMPORTENT-ILS ?

Chacun des trois photographes a son propre style et utilise le matériel le mieux adapté. Denise cherche à travailler avec le moins de matériel possible. « J’utilise deux boîtiers D750 avec deux objectifs : un 35mm f/1.8 et un 85mm f/1.8. Je réalise 90% de mes photos avec le 35mm f/1.8. Il y a quelques semaines, j’ai eu l'opportunité de tester le Z 6II. J’ai été véritablement enchantée. Il est encore plus léger que le D750, ce qui me paraît préférable pour voyager. J’y associe un objectif 24-70mm. Normalement je n’utilise que des focales fixes mais les zooms sont plus pratiques en déplacement. »

Sven utilise quant à lui trois boîtiers équipés d’un 35mm, un 50mm et un 85mm f/1.8. « Ils me permettent de tout faire. Et pour zoomer, je me sers de mes jambes. J’utilise aussi un flash sur le terrain, je demande alors à une personne présente de jouer le rôle d’assistant flash. Pour la soirée, j’installe trois ou quatre flashes à travers la salle que je peux commander séparément. Il faut utiliser un éclairage spécial pour se distinguer des photos prises par les invités avec leur smartphone », plaisante Sven.

« Par rapport à Denise et Sven, de mon côté ça ressemble plutôt à un tournage de film », sourit Bas. « Nous sommes toujours deux photographes. Nous emportons au minimum cinq boîtiers, neuf objectifs, des flashes et des drones, et parfois du matériel vidéo. » Denise se demande comment Bas transporte tout ce matériel. « Si c’est possible j’emprunte mon véhicule et si nous devons prendre l’avion, nous voyageons chacun avec un sac à dos et un bagage de soute. Les coûts sont alors élevés mais les couples qui font appel à moi veulent du résultat. Je dois leur fournir les images qui répondent à leurs attentes et m’assurer de disposer de tout le matériel qui me permet de les réaliser. Et il y en a une certaine quantité. » Shotkit dévoile le contenu du sac de Bas. « Il s’agit actuellement du D5, D6, Z 7 et Z 6II. J’utilise un maximum d’objectifs Z, tels que le Z 35mm f/1.8, le Z 24-70mm f/2.8 et le Z 70-200mm f/2.8. J’ai l’adaptateur FTZ afin de pouvoir monter mes anciens objectifs F sur les nouveaux boîtiers Z. Ces derniers nous servent aussi à filmer. »

LE PASSAGE AU BOÎTIER Z

Sven est en pleine transition vers le système Z. « Je dispose actuellement d'un Z 6, d’un Z 6II et d’un réflex. Je l’ai utilisé le week-end dernier pour la première fois depuis longtemps, et j’ai vite pris la décision d’acheter un troisième appareil Z le plus rapidement possible. Une fois que l’on y est habitué, impossible de s’en passer. Je ne remarque aucune différence au niveau de la qualité d’image. Et dans les hautes sensibilités ? Je monte à 3.200 ISO, il n’est pas nécessaire d’aller plus haut avec une ouverture de 1.8. »

Pour Sven, l’avantage principal des appareils Z est la possibilité d’obtenir directement un aperçu du résultat avant l’impression. « Pour être tout à fait honnête, j’avais quelques doutes. Autrefois, je prenais plaisir à « lire » la lumière et à voir immédiatement si je devais sous-exposer de trois ou quatre diaphragmes. Je pensais qu'il n’y aurait plus de challenge avec le Z. Mais je remarque à présent que le Z 6II améliore tout simplement la qualité de mes photos. Le fait d’avoir un aperçu du résultat permet de se concentrer davantage sur l’arrière-plan et la composition. » « C’est un aspect du Z 6II que j’ai testé qui me plaît aussi », explique Denise. « On peut contrôler ses images. Cette fonctionnalité est surtout pratique en plein soleil. »

Parmi les points positifs de l’appareil, Sven cite également l’écran orientable. « Le fait de s’accroupir permet de créer des points de vue vraiment originaux. Au ras du sol il est plus facile de trouver un arrière-plan dégagé. Denise apprécie également l’écran orientable. « J’utilise très souvent l’écran à la place du viseur, j’obtiens de cette manière un meilleur aperçu de l’image. »

Bas préfère en revanche travailler avec le viseur. « L’impression est tout à fait différente. Et le viseur du Z 6II est de qualité nettement supérieure à la concurrence. Nikon a fait des merveilles, l’image est ultra nette. Autre avantage du viseur : on peut vérifier discrètement si une photo est réussie alors que le couple imagine que la prise de vue continue. » « Exactement », acquiesce Sven. « Auparavant, lorsque l’on prenait le temps de regarder sur l’écran la magie de l’instant s’évaporait. Il arrivait aussi que les mariés partent, tout simplement. Mais aujourd’hui ils restent dans l’ambiance du moment.

LA RECONNAISSANCE DES VISAGES, UNE FONCTIONNALITÉ PRATIQUE

Avec le Z 6II, Sven continue de faire la mise au point selon sa méthode habituelle, avec le collimateur central et le bouton arrière. « Je préfère garder entièrement le contrôle, c’est la raison pour laquelle je travaille aussi en mode manuel. Mais je me rends aussi compte que je vais devoir me plonger dans le système de mise au point du Z, il paraît qu’il est tellement plus intelligent. J’ai bien peur d’être tout simplement démodé. »

« J’utilise aussi le bouton arrière sur le D750 », poursuit Denise. « Mais l’autofocus du Z 6II est plus efficace. Je peux désormais toucher l’écran à l’endroit où je veux faire la mise au point. La reconnaissance des visages est aussi très pratique. Et si l'on souhaite suivre un couple qui s’éloigne de l’appareil, ou si le modèle passe de la lumière à une zone d’ombre, j’utilise le mode de suivi du sujet. L’autofocus est très précis. »

Bas était critique à propos du Z 7. « J’utilisais les D3, D4, D5, D6… d’excellents boîtiers ultra rapides. Je travaille rapidement avec le diaphragme grand ouvert, l’appareil doit être capable de faire la mise au point très vite pour capturer le moment. Le Z 7 était donc un peu trop lent pour moi. Sur le Z 6II, l’autofocus ne déçoit absolument pas. »

UNE PETITE DEMANDE POUR NIKON

Bas possède déjà de nombreux objectifs Z mais il a un souhait particulier. « J’aimerais vraiment avoir un zoom f/2.8 allant jusque 300mm, même s’il risque d’être extrêmement lourd. Je photographie régulièrement de très grands mariages, il m’est donc difficile de m’approcher suffisamment de chaque invité, par exemple sur une terrasse lorsque je remarque une scène intéressante. J’espère aussi que de nouveaux objectifs à ouverture f/1.2 sortiront. J’ai testé le Z 50mm f/1.2 : le rendu est superbe, l’image est ultra nette et le bokeh exceptionnel… il est très impressionnant. »

Sven ne rêve pas d’un objectif mais d’une fonction intégrée à l’appareil. « Ce serait génial de regarder une image dans le viseur, que l’appareil détecte la zone que l’on regarde et qu’il zoome automatiquement sur cette zone lorsque l’on cligne deux fois des yeux par exemple. Cette fonctionnalité permettrait de gagner du temps par rapport au bouton actuel. Avis donc à Nikon Japon ! »

Grâce à Nikon et aux photographes qui ont réalisé cet article. 

Bas Uijlings

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Sven Soetens

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