NIKKOR Z DX MC 35mm f/1.7 : Testé et approuvé

La photographe culinaire Monika Grabkowska teste le nouvel objectif lumineux à focale fixe DX de Nikon et vous livre des conseils et des astuces pour donner une nouvelle dimension à vos photos
J’ai toujours été passionnée par la cuisine. Ma mère a été une véritable source d’inspiration pour moi : elle aimait cuisiner, ce qui m’a permis de découvrir l’univers culinaire sous un angle chaleureux et sensoriel. Par la suite, j’ai suivi des études en sciences et technologies des aliments, ce qui a façonné ma vision actuelle du domaine. C’est pourquoi j’étais tellement impatiente d’essayer le NIKKOR Z DX MC 35mm f/1.7. J’adore les compositions simples, où la lumière, les textures et les couleurs créent l’ambiance, donnant naissance à des images authentiques, tactiles et belles. Je voulais donc savoir si cet objectif pouvait m’offrir la liberté créative nécessaire pour y parvenir.

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Premières impressions
La première chose que j’ai remarquée, c’est à quel point cet objectif est petit et léger, tout en étant bien conçu et robuste. Pour cette séance, je me suis servie de la lumière naturelle d’une journée ensoleillée afin de renforcer l’ambiance saisonnière du thème et de faire ressortir les couleurs et les textures de manière naturelle. J’ai beaucoup aimé la façon dont cet objectif m’a permis de me rapprocher et de mettre en valeur les textures. En ajustant l’ouverture et en modifiant la douceur de la lumière à l’aide d’un diffuseur, j’ai pu préserver la netteté des détails tout en conservant un rendu doux et naturel. La focale de 35 mm (équivalente à environ 50 mm en plein format) m’a obligée à réfléchir davantage à la composition et à la narration plutôt qu’à me contenter d’isoler de petits détails éloignés, ce qui a créé une expérience plus immersive que celle à laquelle j’étais habituée.
La séance photo
Je souhaitais créer un agencement offrant une grande variété de textures et de couleurs afin de tester pleinement les capacités de l’objectif à saisir les détails en gros plan dans des compositions orientées « lifestyle ». Inspirée par le printemps et l’été, j’ai eu envie de gaufres aux fruits : hautes en couleur, fraîches et appétissantes, le genre de plat qui vient immédiatement à l’esprit lors des journées chaudes et ensoleillées. Seules, elles sont déjà délicieuses, mais accompagnées de crème fouettée et de miel, elles deviennent un sujet idéal pour la photographie culinaire, parfaites sous tous les angles, qu’il s’agisse d’un gros plan, d’une photo « flat lay » ou d’un angle à 90°. Le mélange de baies aux couleurs vives, de crème onctueuse et de gaufres croustillantes crée un équilibre parfait entre couleurs et textures qui rend à merveille en photo.


Ouverture constante de f/1.7
L’une des premières choses que j’ai remarquées, c’est que l’ouverture très lumineuse de f/1.7 de l’objectif m’offrait une grande liberté dans mon approche. Même si j’ai principalement utilisé des ouvertures comprises entre f/4 et f/10 pour saisir davantage de détails et contrôler la profondeur de champ, disposer d’une grande ouverture m’a permis de photographier à main levée. Je pouvais maintenir la sensibilité à un faible niveau (100 ISO) et utiliser une vitesse d’obturation plus rapide, ce qui facilitait grandement la prise de vue sans avoir à se soucier du flou ou du bruit. Comme je travaillais sous une magnifique lumière naturelle, je n’ai pas eu besoin d’ajouter d’éclairage supplémentaire, ce qui a contribué à créer une ambiance détendue et authentique. L’ouverture lumineuse et la belle lumière naturelle m’ont permis de jouer avec les angles, de me placer au ras du sol et de me concentrer sur la mise en scène. J’ai également réussi à saisir clairement le miel en train de couler, ce qui renforce l’impression de mouvement et rend les images encore plus appétissantes.


Focale de 35 mm
La focale de 35 mm, dont l’angle de champ correspond à celui d’une focale d’environ 50 mm en plein format, est idéale pour la photographie culinaire grâce à son équilibre entre une mise au point rapprochée et une perspective naturelle, le tout sans avoir à changer d’objectif. Vous pouvez réaliser des portraits en mettant l’accent sur le contexte et les couleurs, ce qui fonctionne particulièrement bien pour les compositions « lifestyle », ou opter pour des cadrages plus larges, parfaits pour planter le décor et rendre l’ambiance générale autour du plat à l’honneur, rendant ainsi les photos plus naturelles et captivantes. Comme il s’agit d’un objectif macro, vous pouvez vous approcher très près pour mettre en valeur tous les détails et les textures du sujet de manière très naturelle, comme le croustillant des gaufres, le beurre fondant, la douceur de la crème et la fraîcheur des fruits.


Utilisation du format DX
J’ai trouvé que travailler avec le Nikon Z50II était très différent de mon équipement plein format habituel, le Nikon Z 7, mais dans le bon sens du terme. Le capteur de recadrage DX m’a permis d’obtenir un champ de vision légèrement plus restreint, ce qui s’est avéré très efficace pour les photos culinaires. Il m’a également apporté un peu plus de souplesse lors des prises de vue en gros plan. J’ai ainsi pu jouer avec les détails et la composition, ce qui a donné davantage de profondeur à mes clichés.
Les meilleurs cas d’utilisation
Je recommande sans hésiter cet objectif à tous ceux qui aiment la photographie culinaire et la macrophotographie. Il est vraiment polyvalent et permet aussi bien de réaliser des gros plans détaillés que des compositions plus larges et plus contextuelles. Je l’ai utilisé avec le Nikon Z50II, un appareil très léger, presque comme un appareil photo compact, qui offre néanmoins toutes les fonctionnalités que l’on attend d’un système plein format. Dans l’ensemble, l’appareil photo et l’objectif offrent un excellent compromis entre facilité d’utilisation et liberté créative. Ils conviennent donc parfaitement aussi bien aux débutants qu’aux photographes plus expérimentés. Malgré une approche légèrement différente et un peu plus expérimentale, j’ai réussi à obtenir des résultats convaincants, de grande qualité et d’aspect professionnel.


Les dix meilleurs conseils de Monika
- Un bon éclairage met en valeur les textures. Si la source lumineuse est trop éloignée, les aliments peuvent paraître ternes. Il en va de même s’il n’y a aucune ombre : tout est question d’équilibre. Essayez différents angles, comme la lumière latérale ou le contre-jour. J’utilise souvent un voilage pour adoucir la lumière et la façonner avec créativité.
- C’est la texture qui rend les plats attrayants, et la photographie en gros plan doit mettre ces détails en valeur. L’utilisation d’un objectif macro spécialisé contribuera à créer, grâce à ces petits détails, une expérience presque sensorielle pour la personne qui regarde.
- La fraîcheur des aliments est essentielle, surtout en macrophotographie, car chaque détail devient visible, même les plus petites imperfections. De plus, les aliments frais reflètent mieux la lumière ! Pour un résultat optimal, vaporisez de l’eau sur les fruits, les herbes aromatiques ou les légumes, ou trempez-les au préalable dans de l’eau froide.
- Guidez le regard en superposant les plans, en jouant sur la profondeur de champ et en utilisant la mise au point sélective pour mettre en avant les éléments les plus attrayants du plat, tout en évitant de surcharger le cadre avec trop d’accessoires. En optant pour la simplicité, vous pouvez utiliser l’espace négatif pour mettre les plats en valeur.
- Le style est essentiel. De petits détails, comme la disposition des fruits, le filet de miel ou la forme de la crème, font toute la différence. De plus, ne gardez les accessoires que s’ils ont une utilité. Par exemple, une fleur dans un vase peut projeter une ombre intéressante à l’arrière-plan.
- Disposez les ingrédients en couches pour créer une impression de profondeur et de contraste. Une simple touche de sucre glace ou de framboises lyophilisées concassées peut ajouter une texture supplémentaire et rendre l’image plus intéressante.
- Soignez les contours et les formes. En ajustant délicatement la crème ou en disposant les fruits d’une certaine manière, vous pouvez mettre en valeur les aliments sous leur forme la plus naturelle, ce qui permet de souligner leur onctuosité ou leur jutosité.
- La profondeur de champ est importante en macrophotographie, alors réfléchissez bien au sujet sur lequel vous souhaitez faire la mise au point. À f/4, j’ai pu saisir le miel en train de couler, tandis que mes mains apparaissaient légèrement floues. Avec une ouverture de f/9, j’ai photographié l’aspect onctueux du beurre fondant sur une gaufre, tandis que sur une autre photo, une ouverture de f/10 et un angle plus prononcé ont permis d’obtenir une image parfaitement nette.
- Une bonne compréhension du cercle chromatique peut vous aider à choisir les accessoires appropriés et à créer une scène harmonieuse. J’ai opté pour une palette de couleurs chaudes et douces, en utilisant des tons sable et rose pour l’arrière-plan et une nappe gris froid, afin que le décor ne détourne pas l’attention de la nourriture.
- Bien que la grande ouverture f/1.7 de cet objectif soit idéale pour photographier à main levée et vous incite à expérimenter, il est préférable d’utiliser un trépied en cas de besoin. Cela permet d’obtenir une image parfaitement nette, en particulier dans des conditions de faible luminosité ou lorsque l’on travaille avec une très faible profondeur de champ.
Autres tests et avis
Produits phares
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